Equateur: Syndicalisation des jeunes travailleurs·euses
Quelques chiffres-clés
Contexte politique, social et syndical de l’ALC
La région reste caractérisée par une polarisation politique, une augmentation de la pauvreté et une croissance du travail informel. Les forces conservatrices restent influentes, tandis que des gouvernements comme ceux du Brésil, de la Colombie et du Honduras restent engagés en faveur de politiques sociales inclusives, d’un développement régional durable et d’un travail décent. Selon la CEPALC, la région a connu un taux de croissance économique moyen de seulement 1,5 %.
La crise climatique reste un défi majeur, les catastrophes telles que la sécheresse, les incendies de forêt et les inondations affectant des milliers de familles et provoquant des vagues de migration.
En Équateur, le président Daniel Noboa, un millionnaire conservateur, a été réélu et se concentre sur la lutte contre la violence liée à la drogue et sur le rétablissement de la sécurité dans le pays. Pour ce faire, il militarise les zones de conflit et arrête des milliers de personnes soupçonnées d’appartenir à des gangs. Les critiques avertissent que les normes démocratiques et les droits de l’homme sont menacés par des allégations d’exécutions extrajudiciaires et de mauvais traitements de la part des forces de sécurité.
Les prisons restent contrôlées par des organisations criminelles et les syndicalistes craignent pour leur sécurité. Le CEDOCUT, principal syndicat du pays et seul membre de la CSA en Équateur, continue de s’opposer à la privatisation de secteurs essentiels et organise des manifestations contre le gouvernement
Les employeurs, avec le soutien du gouvernement, ont essayé :
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- d’éliminer toutes les réglementations constitutionnelles et légales protégeant les travailleurs ;
- de laisser le contrat à l’accord des parties et non soumis aux réglementations légales ;
- de prolonger la phase probatoire des travailleurs pour trois ans ;
- de supprimer les indemnités de licenciement ;
- d’appliquer des horaires de travail flexibles, des horaires de travail sans aucune surcharge et des réductions de salaire.
- d’imposer une taxe sur le travail, malgré le fait que le salaire de base ne couvre pas le panier de la ménagère.
Résumé de la logique d’intervention
La CSA oriente les centrales syndicales affiliées par rapport à la législation du travail des jeunes, elle travaille avec elles pour sensibiliser les jeunes à l’importance de l’affiliation ; enfin, elle organise des cours virtuels ou présentiels de formation syndicale.
Les jeunes travailleurs et travailleuses latino-américain∙es contribuent à renforcer la CSA et ses syndicats affiliés. Pour ce, il sera question qu’iels s’identifient d’abord comme faisant partie de la classe « ouvrière », la classe de ceux et celles qui vivent de leur travail. Iels apprendront à défendre leurs droits de façon organisée.
Cette jeunesse latino-américaine syndiquée participe activement dans les activités du projet : elle prend part au choix des activités à mener, à leur planification, leur mise en œuvre et leur exécution. Elle est également partie prenante de la vie politique des syndicats sectoriels et intersectoriels. Dans ce projet, il est aussi question d’attirer vers la vie syndicale, les jeunes travailleurs et travailleuses latino-américain∙es non syndiqué∙es, en les incitant à participer à des actions et mobilisations. Ainsi, iels représentent leurs collègues, leurs ami∙es et défendent leurs droits sans être – encore – syndicalistes. En même temps, un travail sera mené auprès des syndicats affiliés à la CSA pour que les dirigeant∙es reconnaissent l’importance de la participation des jeunes et les incorporent dans l’action syndicale. Le focus gender est présent dans tout le projet que ce soit par la parité des personnes participant à des activités, à des formations ou dans le contenu de tout le matériel de sensibilisation ou de formation.
Partenaires:
- CSA – Confederación Sindical de Trabajadores y Trabajadoras de las Americas
- CEDOCUT – Confederación Ecuatoriana de Organizaciones Clasista Unitarias de trabajadores (Équateur)
La CSA travaille dans ce projet avec l’IFSI mais a comme partenaire la FGTB et compte sur l’appui de la FGTB Jeunes.
La FGTB jeunes développera des thèmes avec la CSA comme l’économie de plateforme. Les autres seront décidés par rapport à l’actualité politique, économique, sociale et syndicale.
Ce projet est un projet régional. Dans chaque pays, les syndicats intersectoriels travaillent, ou sont invités à le faire, avec les organisations de la société civile : ONG, associations diverses de droits humains ou environnementaux, mouvements féministes, LGBTQ+, organisations indigènes, etc.
La CSA, l’IFSI et la FGTB sont amenés aussi à monter des activités avec la CES ou la CSI mais également avec la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) ou SOLIDAR des séminaires, des conférences,…
Il existe aussi des ponts entre différents projets IFSI comme avec le projet « jeunes » de la CUT Colombie et la FGTB flamande ou du CSC « Travail décent »avec la CSC dans sa thématique gender ou la lutte pour la C190.
Résumé des principales activités
- Formation interne et externe
- Sensibilisation interne et externe
- Conférences-débat